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- Nous pensions que la terre nous avait oublié
- A vrai dire, je ne pensais pas vous retrouver, mais cela est fait, et comment est cette terre d’accueil
- Oh ! ma fois, nous n’en avons pas fait l’exploration, il faut créer des chemins dans les forêts alentours et par où allez ? juste des incursions dans les alentours cela nous à suffit pour vivre.
- Contre mauvaise fortune bon cœur dit Vaslav
- Oui bien sur, nous avons établit cette base ici, mais avec les navettes nous irons explorer plus loin pour trouver un autre lieu de campement mieux protégé, car ici avec l’activité volcanique, on ne sait jamais ce qui peut arriver, il nous faut assurer la survie et un nouveau départ en cette terre hospitalière, pas le droit à l’erreur.
- Vous avez raison, nous ne savions pas pour l’activité volcanique, mais vu la température de l’eau cela nous nous en doutions. Mais vous avez fait un travail de titan en créant les conditions de vie dans ce campement.
- Il le fallait comme je l’ai dit, nous devons créer les conditions d’extension de nos vies, d’avoir des descendants et peupler ce nouveau monde
- Oui, j’avais entendu le conseil suprême évoqué cette éventualité lointaine, mais la folie des hommes en a accéléré le processus à ce que j’ai compris
- Oui c’est pourquoi le programme changea et après moult péripéties nous sommes arrivés à la destinée qui était envisagée.
- Et vous voilà ici face à vôtre destin !
L’équipage de la Raie et les quatre rescapés parlèrent encore longtemps, ils avaient beaucoup de choses à ce dire autour d’une fête improvisée. Georges était soucieux, il repensait à certaines choses que lui avait dit le Général et cela l’ennuya beaucoup au fond de lui. Après la fête, les quatre partirent vers leur campement.
La nuit fut calme.
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Etre libre, ce n'est point pouvoir faire ce que l'on veut, mais c'est vouloir ce que l'on peut.
Jean Paul Sartre
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- Ah ! ils auront donc réussi à la détruire, quelle folie ! enfin nous n’y pouvons rien.
- Oui c’est vrai, au faite, comment ce fait il que vous soyez ici survivant ?
- Oh c’est bien long à expliquer,, en quelques mots, nous étions partis pour faire une exploration de cette planète, étude envisagée pour une future extension du domaine terrestre, nous devions ramener un maximum d’information qui seraient exploitées afin d’implanter une colonie, le système d’émission collectait les donnée de cette planète et les renvoyait sur terre, et catastrophe, le vaisseau tomba en panne et s’écrasa ici, par un habile pilotage de Vaslav, nous réussîmes à le poser non loin d’ici et toutes communications avec la base et nous avons du nous organiser pour survivre en attendant l’extinction des feux ! un silence ce posa, puis il reprit, mais chose bizarre, ici nous semblons vieillir que très lentement, de plus nous n’avons pas de femmes alors nous faisons comme on peu, et pas facile pour la reproduction…
- Oui, j’imagine dit Isabelle
- Un jour survint les Vules, dont vous avez fait la connaissance cette nuit, nous avons commis deux erreurs, la première de ne pas avoir eu l’idée comme vous de construire un campement protégé, la seconde une partie de l’équipage eu peur en les voyants et manifesta une certaine opposition à leur vue et d’écartèrent du groupe, nous étions divisé, ils nous attaquèrent de le manière que vous connaissez, nôtre groupe ne répondit pas à cette menace, et même nous levions le bras en signe d’apaisement, ils arrêtèrent à nôtre encontre toutes velléités, l’autre équipe elle lança idiotement une attaque, les Vules ce ruèrent sur eux, j’en ai encore froid dans le dos en y pensant, ils les dévorèrent sur place, plus une trace de vie, ni chair ni os, rien effroyable comme souvenirs.
- Oui, je vois, cela dut être horrible, et nous avons bien fait de ne pas répliquer. Au faite je me souviens de vôtre visage porté en hologramme lors de séances d’entraînement, les moniteurs nous parlaient de vôtre expédition et de cette perte de liaison qui laissait le monde scientifique terrestre dans une ignorance partiel, et par ces réunions j’était désigné pour faire une expédition complémentaire, la suite en décida autrement comme vous le savez.
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TANGO UN DIMANCHE APRÈS MIDI PLACE DES TERREAUX À LYON
Le Río de la Plata à la fin du XIXe siècle: Un Grand Melting-Pot
Selon un amusant proverbe : « Les Mexicains descendent des Aztèques, Les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent... du bateau. »
Michel Plisson décrit une rue populaire de Buenos Aires au début du siècle:
« Une échoppe de cordonnier noir, une épicerie galicienne, un marchand de tissu catalan, un tenancier d'hôtel français, des maçons napolitains sur les chantiers, des colporteurs syriens, des Turcs fumant le narguilé sur le trottoir, regardant passer des immigrés russes qui se pressent à l'office de l'église orthodoxe. »
Les origines noires du tango
La communauté noire issus de l'esclavage représentent un poids important dans la société portègne du Río de la Plata, tout au long du XIXe siècle et jusqu'au début du XXe siècle. La fin du régime de Juan Manuel de Rosas en 1852, régime qui lui était favorable, marque le début du lent déclin de cette population noire dans le Rio de la Plata, jusqu'à sa quasi-disparition de l'Argentine dans le début du XXe siècle. (Cette disparition questionne les historiens : Guerres dont les bataillons seront composés d'esclaves noirs et dont peu reviendront, épidémies, rejet croissant des noirs dans la société, métissage, etc... ) Les musiques et les danses de cette communauté noire constitueront l'un des piliers fondamentaux de la genèse du tango.
Premièrement, le terme lui-même, tango, qui circule depuis longtemps dans toute l'Amérique atlantique, du golfe du Mexique au Río de la Plata, est incontestablement d'origine noire. Le terme connaîtra différents sens, qui tous, sont marqués du sceau de l'esclavage, des Noirs et de l'Afrique :
Au tournant du siècle, dans le Río de la Plata, les danses de salon venues d'Europe, mazurkas, scottishs, valses... subissent l'influence des Noirs. Danses de Blancs, danses de Noirs, habaneras, s'influencent et s'imitent mutuellement.
Parmi elles, Il y a la milonga, qui appartient à cette catégorie de termes au contenu incertain (le terme est aussi d'origine africaine), et qui est aussi à l'origine du tango et dont l'origine se confond avec celui-ci. (Beaucoup d'œuvres intitulées milongas seront rebaptisées plus tard tangos) R. Lynch Ventura écrit à propos de la forme dansée : « Ce sont les compadritos de la ville qui la dansent; ils l'ont inventée pour se moquer des danses que pratiquent les Noirs dans leurs bals. Elle a la même mesure que le tambour du candombe. » (mesure: double croche/ croche/ double croche/ croche/ croche/)
Michel Plisson écrit:
« Les Noirs [anciens esclaves] empruntent de leurs anciens maîtres les danses de couples que la tradition africaine ignore. Les danses de salons européennes comme la mazurka, la polka se déforment à leur contact car les Noirs les investissent d'éléments culturels qui sont étrangers à ces danses. Le compadrito reprend des Noirs ces formules nouvelles, sans se rendre compte, qu'en se moquant des Noirs, il invente dans la danse des pas nouveaux. Issue des figures du candombe, c'est dans les bas-fonds et les bordels que cette alchimie se produit. »
Hommes dansant le tango dans une rue de Buenos Aires, pour s'entraîner avant d'aller au bal
A l'aube du XXe siècle, Tango et milonga sont des danses liées aux bordels. Il y a durant cette époque d'immigration massive, presque trois hommes pour une seule femme. La concurrence est donc rude et, du fait de la rareté des femmes, on danse souvent entre hommes. Le tout sur fond de nostalgie du pays éloigné, de pauvreté, du désir inassouvi.
Les accents de cette danse naissante, incitera, à leur tour, les musiciens pour modifier les contours de la musique qui accompagnait la danse. Dans ces petits orchestres, la guitare et la flûte prédominent, bien avant que ne s'impose progressivement le bandonéon.
Le tango émerge de cette alchimie entre, d'un coté, les Noirs qui métissent leurs danses avec les danses européennes de salons, et de l'autre, les Blancs qui se moquent des Noirs en singeant leurs figures. Le tango dansé présente ainsi à cette époque un aspect provocant et insolant qu'il perdra au fur et à mesure de son ascension sociale.On nomme souvent ce style originel du tango dansé, tango canyengue. Ce style caractéristique, révélant les origines nègres du tango, est encore revendiqué par certains danseurs aujourd'hui. Il est relativement peu pratiqué en bal, mais régulièrement lors de démonstrations.
Pour la musique, Michel Plisson s'amuse à résumer ainsi le résultat de ce métissage qu'est le tango: « une rythmique afro, des musiciens italiens jouant sur des instruments allemands des mélodies d'Europe de l'Est avec des paroles qui viennent des zarzuelas espagnoles. »
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