Quai de paname...

Publié le par covix

Quai de Paname!

 

Au pied du pont Mirabeau, passent les chalands,

La Seine vie à ces rythme lents,

Accostés au quai, les grues déchargent l'houille venue du nord,

Le sable arrivant d'une lointaine sablière,

Entre lui et les anthracites des houillères,

Trône les briques rouges, comme des contreforts,

Les pêcheurs taquinent l'impassible gougeons,

Ce moquant du bouchon flottant,

Marchant vesr l'est, tombe les murs des crinolines ou tacots,

Peugeot fera place au camembert de la nationale radio,

Avec mon pote, nous continuons vers Bir-Hakein, pas trace de placots,

Transistor à la main, pas encore de chanson en ratio,

Transition en douceur, changement de génération,

Tango, paso, java, gouaille du titi parisien en mutation,

Évocation d'une musique de "dégénéré"

Avec celle du récent passé embrassant le yéyé,

la Seine, elle s'en fout de cela, elle coule évasive,

Ses chalands glissent sur l'onde subversive...

Passent les sacs de céréales vers le Havre,

Où les attendent les cargos, qu'un rien navre,

Arrivent les grumes rares, art de l ébéniste,

Meuble de marqueterie, aux yeux illusionnistes,

Le pont Bir-Hakein, fier symbole victorieux,

Surmonté du métropolitain, avalé par Passy,

Artificielle allée des cygnes, repaire des amoureux,

En son extrême, dame Liberté,que l'on contemple assis,

Douce caresse de l'onde par la main lisse des chalands,

Comme eux, nous allons d'un pas lents,

Le temps qui passe coule en ce mouvement,

Coulent les secondes paresses des minutes qui martel le temps,

Coule la Seine, Pont Marie, tu attire les blessures de l'âme,

Contraste du Pont Neuf, statufiant le Vert Galant,

Amusement des pigeons près de lui ce pâme,

Seine qui rejette la malheur au passant hurlant,

Coule paisible, n'accueillant que ceux qui t'aime,

 

Pour eux les canots essaimes,

Tu nous berce de ta rengaine,

Jouant de nôtre dégaine,

Sur la Seine passent les chalands,

Apaches, zazou, rappeur, chantent verlan

Coule la Seine

Elle ce met en scène.

 

Covix-lyon©28/01/2011

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Publié dans poésie

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Marielle 31/01/2011 18:48



"elle roucoule, coule , coule  dès qu'elle entre dans Paris..."


Beau texte sur la Seine...Amitiés, Marielle.



covix 31/01/2011 19:12



bonsoir Marielel,


C'est vrai que j'aimais bien flâner sur les quais, surtout avant les voies rapides... une autre époque.


Bonne soirée


@mitié



lady marianne 30/01/2011 21:02



bonsoir Covix ! tu connais Paris comme ta poche !!!!
grand voyageur !!
mon oncle habitait pantin mais ne m'a jamais invitée !!! ha famille !!
bises   Lady Marianne



covix 30/01/2011 22:55



J'y ai séjourné suffisament, mais pourtant certains coins me sont encore inconnu, j'ai habité quelques années à Aubervilliers , l'immeuble était sur la Nationale 2, en face c'était Pantin, un
jour, il pleuvait à Pantin et le soleil chez nous, très drôle...


Bises



gavroche 30/01/2011 09:53



bonjour tout coule rien ne demeure,tres belle page nous ne faisons que passer comme cette musique yeye et la seine suit son chemin le long des quais


bon dimanche amities



covix 30/01/2011 16:01



Bonjour Gavroche,Selon les uns ou les autres...c'est plus ou moins rapidement....


Bonne journée


@mitié