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Publié le par covix




    Bon, c'est parti, passé à l'attaque des premières page " Mémoires d'Hadrien", ça commence fort, les pensées de l'empereur sur son lit de chevet où la maladie est entrain de l'emporter, beaucoup de reflexion philosophique que nous devrions avoir en poche. Il écrit ses pensées au jeune Marc, quelques extraits qui me passent par le tête pour vous les fairent partager.

    " Ce matin, l'idée m'est venue pour la première fois que mon corps, ce fidèle compagnom, cet ami plus sûr, mieux connu de moi que mon âme, n'est qu'un monstre sournois qui finira par dévorer son maître. Paix... J'aime mon corps; il m'a bien servi, et de toutes les façons, et je ne lui marchande pas les soins nécessaires."
    
    " Ne t'y trompe pas: je ne suis pas encore assez faible pour céder aux imaginations de la peur, presque aussi absurdes que de celles de l'espérence, et assurément beaucoup plus pénibles. S'il fallait m'abuser, j'aimerais mieux que ce fût dans le sens de la confiance; je n'y perdrai pas plus, et j'en souffrirai moins. ce terme si voisin n'est pas nessairement immediat; je me couche encore chaque nuit avec l'espoir d'atteindre au matin. A l'intérieur des limites infranchissables dont je parlais tout à l'heure, je puis défendre ma position pied à pied, et même regagner quelques pouces du terrain perdu. Je n'en suis pas moins arrivé à l'âge où la vie, pour chaque homme, est une défaite acceptée. Dire que mes jours sont comptés ne signifie rien; il en fut toujours ainsi; il en est ainsi pour nous tous. Mais l'incertitude du lieu, du temps, et du mode, qui nous empêche de bien sistinguer ce but vers lequel nous avançons sans trêve, diminue pour moi à mesure que progresse ma maldie mortelle."

    " Manger un fruit, c'est faire entrer en soi un bel objet vivant, étranger, nourri et favorisé comme nous par la terre; c'est consommer un sacrifice où nous nous préférons aux choses."

    " Quant aux scrupules religieux du Gymnosophiste, à son dégoût en présence des chairs ensanglantées, j'en serais plus touché s'il ne m'arrivait de me demander en quoi la souffrance de l' herbe qu'on coupe diffère essentiellement de celle des moutons qu' on égorge, ........"
    
     Je continue la lecture de cet ouvrage savoureux, mais il me semble plus diffile maintenant, que dans ma jeune
sse, de lire les belles pages d'une oeuvre et d'écouter la radio en même temps, cela me déconcentre, alors qu'au paravent ça m'accompagnait, mais je persiste et essaie de le cultiver à nouveau.


    



Marguerite Yourcenar
Mémoires d' Hadrien
Edition Folio

Publié dans film -musiques -livres

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